Un site Île-de-France Mobilités avec Préfet de la région ile-de-France Région Ile de France Département Seine-Saint-Denis SNCF

Les interviews

 

N°11 : Le dispositif d’insertion : Alexandre Bernusset – Île-de-France Mobilités 

espace 

Au sein d’Île-de-France Mobilités, maître d’ouvrage du projet, ALEXANDRE BERNUSSET, Directeur des Infrastructures, fait un bilan du dispositif.

Quels enseignements tirez-vous des clauses d’insertion sociale et professionnelle que vous avez mises en place sur le Tram 4 ?

L’application des clauses sociales dans les marchés de travaux et de communication du projet Tram 4 est dès à présent une belle réussite, alors même que le chantier n’est pas terminé. 5 ouvriers et 1 agent d’information bénéficient de ce dispositif et ont pu retrouver le chemin de l’emploi. Pour chacune de ces personnes, c’est un véritable tremplin dans leur vie professionnelle mais aussi personnelle.

Le succès de la démarche est lié au travail partenarial entre tous les acteurs : maître d’ouvrage, entreprises, acteurs de l’emploi du territoire. A cet effet, la Direction de l’Emploi de la Formation et de l’Insertion (DEFI) de Grand Paris Grand Est a réalisé un travail considérable et leur collaboration a permis de garantir que les emplois profitent à des personnes du territoire du Tram 4.

C’est donc une démarche qui se révèle utile et fructueuse. L’évolution de chacune des personnes formées ou recrutées est plus qu’encourageante. Nous développons aussi ce type d’initiative dans nos autres projets sous maîtrise d’ouvrage d’Île-de-France Mobilités.

 Deux des entreprises que vous avez mandatées pour les travaux et la communication ont d’ores et déjà accompli et même dépassé le volume d’heures que vous aviez imposé. Comment expliquez-vous ces résultats ?

 Les entreprises concernées ont parfaitement joué le jeu. Elles disposent d’une expérience en la matière ce qui leur a permis de rapidement mettre en œuvre le dispositif et de s’impliquer pleinement. De son côté, Île-de-France Mobilités a accordé une attention particulière à la mise en œuvre des clauses par ses prestataires, soit par une supervision directe, soit par un dialogue continu avec la DEFI. Il y a eu une vraie synergie entre le volontarisme d’Île-de-France Mobilités et le professionnalisme des entreprises pour se mobiliser sur le sujet.

Combien de marchés comportant des clauses d’insertion sociale et professionnelle supervisez-vous actuellement ? Et combien d’heures sont-elles allouées au dispositif à ce jour ?

Aujourd’hui, Île-de-France Mobilités est maître d’ouvrage de 6 projets de Trams (4, 7, 9, 10, 12, 13) qui rentrent ou sont rentrés en phase travaux. Ces chantiers représentent donc de nombreuses opportunités d’embauche pour les habitants.

C’est pour cela que nous avons souhaité introduire dans tous les marchés de travaux des clauses d’insertion de l’ordre de 3 à 5% des heures de travail. Au total, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’heures qui seront dédiées aux personnes éloignées de l’emploi. Île-de-France Mobilités veillera de près à la bonne application des clauses d’insertion.

 

N°10 : Le dispositif d’insertion : Yannick Bissae – Colas Île-de-France Normandie (mars 2018) 

espace
YANNICK BISSAE est actuellement en contrat de professionnalisation en tant qu’ouvrier VRD (Voiries et Réseaux Divers) chez Colas Île-de-France Normandie.

Quel est votre parcours ? Comment avez-vous rejoint l’entreprise Colas Île-de-France Normandie ?

Malgré un bac comptabilité en poche, j’ai surtout réalisé des missions diverses en intérim. J’aurais souhaité travailler à la RATP, mais le poste nécessitait l’obtention du permis de conduire. Or cela exige un certain budget que je n’avais pas.

C’est à la mission locale que j’ai pris connaissance de l’offre d’emploi de Colas Île-de-France Normandie pour le poste d’ouvrier VRD (Voiries et Réseaux Divers). J’habite à Clichy-sous-Bois où tout le monde connaît le chantier du Tram 4. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une bonne opportunité d’emploi pour moi. J’ai donc assisté à une information collective chez DEFI. J’y suis allé même si je n’avais jamais travaillé sur un chantier. Ce n’était pas forcément un domaine auquel j’avais songé, mais ce qui m’a tout de suite intéressé, ce sont les nombreuses opportunités d’évolution dans ce métier.

Dans quel cadre exercez-vous votre mission chez Colas Île-de-France Normandie ?

Je suis en contrat de professionnalisation depuis mars 2017 et ce, jusqu’en mars 2018. J’ai d’abord suivi une Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective (POEC) durant un mois, puis j’ai fait un stage d’un mois chez Colas avant d’être retenu. Actuellement je partage mon temps entre le centre de formation et le chantier, soit deux semaines en formation suivies de six semaines en entreprise.

Depuis le début de ma mission, j’ai été amené à travailler sur la plupart des tronçons du Tram 4. Chaque tronçon a ses particularités et comporte une équipe dédiée. Le fait de changer souvent d’équipe et de chef de chantier aussi souvent me pousse à m’adapter, car ce sont des ambiances et des personnalités différentes.

J’ai eu l’occasion de réaliser beaucoup de tâches différentes, très techniques telles que du terrassement, du pavage ou de la lecture de plans.

On nous apprend ces mêmes techniques en formation, ce qui me sert bien sur le chantier car j’applique immédiatement ce que j’ai appris.

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Quand on apprend un métier, on est dans une découverte perpétuelle des choses ; certaines vous intéressent plus que d’autres. J’aime ce que je fais même si c’est un métier très exigeant. Je suis content car aujourd’hui cela se passe très bien avec mon équipe ; j’ai plaisir à venir travailler tous les matins.

Si on me propose un CDI, je le prendrai avec plaisir ! Mon ambition est d’évoluer dans le métier. J’aimerais être chef d’équipe, puis chef de chantier peut-être, pourquoi pas. Je suis jeune et ambitieux, j’aimerais aller le plus loin possible !

N°9 : Le dispositif d’insertion : Yves Ndade – Agent d’information (mars 2018)

espace
YVES NDADE est agent d’information sur le Tram 4. Salarié de Clef Job (Groupement d’employeurs associatif), pour le compte de stratéact’, il est en contrat à durée indéterminée. Il est chargé d’informer la population sur tous les aspects du chantier : tracé, travaux, calendrier, sécurité…


Comment avez-vous trouvé cette offre d’emploi et intégré le dispositif ?

Au départ, je cherchais une formation dans le secteur de l’aide à la personne pour devenir infirmier ou aide-soignant. Cependant, mon besoin de stabilité financière m’a poussé à rechercher directement un emploi. Ma conseillère chez DEFI a fait le point sur mes compétences et sur mon profil. Lorsque l’offre d’agent d’information du TRAM 4 s’est présentée, elle m’a tout de suite positionné.

Avant d’être recruté sur le poste, plusieurs étapes étaient nécessaires. J’ai dû passer plusieurs entretiens pour lesquels j’ai été coaché par ma conseillère ainsi que Katia Salvado, la responsable de la formation et de l’emploi chez DEFI. Puis, j’ai été sélectionné avec d’autres candidats pour intégrer la formation qui précédait la prise de poste. Il s’agissait d’une formation de 3 mois au cours de laquelle nous avons bénéficié d’une remise à niveau en français, en informatique et en communication. Par ailleurs, nous avons été formés sur le projet Tram 4 en lui-même, afin d’être opérationnels immédiatement à l’issue de la formation.

Je n’ai pas su tout de suite que cette offre d’emploi rentrait dans le cadre des clauses d’insertion sociales ; je l’ai appris par la suite et j’ai trouvé ça bien. En tant que Clichois, je sais que les habitants peuvent parfois se sentir frustrés, avoir l’impression de ne pas être impliqués dans tous les projets de rénovation urbaine qui redessinent nos quartiers. Ces clauses d’insertion sociale sont un bon outil pour retrouver le chemin de l’emploi tandis que le projet de tramway apportera aux gens un changement bénéfique dans leur quotidien et dans leur vie.

Et puis pour moi, obtenir un CDI était inespéré. Il est évident que c’est rassurant et que ça permet d’aller de l’avant.

Qu’avez-vous appris depuis votre prise de poste ? Quelles compétences avez-vous développées ?

J’ai développé de nombreuses compétences, à commencer par le self-control ! Les habitants sont parfois excédés par les travaux à proximité de chez eux et j’ai vite compris que nous avions un rôle de tampon. Je dois montrer aux habitants que je suis là pour eux, pour les aider, pour les accompagner. Ils ont besoin d’être écoutés. Alors, avec ce nouveau métier, j’ai fortement amélioré mon sens de l’écoute et de la diplomatie, et appris la patience.

J’ai aussi acquis un meilleur sens relationnel. Je n’étais pas très extraverti et j’ai appris à m’ouvrir, à aller vers les gens. Il ne faut pas hésiter à anticiper les questions des personnes qui n’osent pas faire le premier pas.

J’ai également amélioré mes aptitudes rédactionnelles puisque je rédige des rapports quotidiens sur mes missions. En effet, je suis chargé de rendre compte de tous mes échanges avec les habitants et de toute l’activité qui se déroule autour du chantier, auprès de mes responsables.

Par ailleurs, je me forme sur certains aspects techniques liés aux chantiers. J’assiste tous les jeudis à des réunions avec les acteurs des chantiers : ingénieurs, responsables des services techniques municipaux et territoriaux, entreprises,… J’ai appris à lire plus en détail des plans complexes, par exemple, ce qui est très intéressant.

Je me découvre, enfin, des qualités de pédagogue grâce aux différents ateliers que nous animons, mon collègue et moi-même, dans des écoles élémentaires et des collèges. Nous expliquons aux enfants le projet du Tram 4, et leur exposons les différentes règles de sécurité à respecter autour des chantiers. Ça me plaît beaucoup de transmettre ces règles essentielles, d’autant plus que les enfants sont un très bon relais d’information, notamment auprès de leurs parents.

Enfin, bien que détenteur d’un permis de conduire dans mon pays d’origine, j’ai dû passer le permis de conduire français. Le code et les heures de conduite ont été cofinancés par mon employeur et mon compte personnel de formation. L’obtention du permis B sera toujours un plus pour moi.

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Le fait d’être une courroie de transmission entre les habitants et les institutions me plaît car je me sens utile et cela reste fidèle à ma volonté première d’accompagner les gens.

Aujourd’hui, j’aime mon métier de médiateur, et je sais que si je veux continuer sur cette voie, il y a beaucoup de projets qui émergent dans la ville et aux alentours, ce qui en fait un emploi pérenne. Je suis également ambitieux ; je ne me ferme pas à la possibilité de faire autre chose, que ce soit reprendre une formation ou encore entreprendre, je ne me ferme plus aucune porte. Je me sens en confiance et cette expérience m’a beaucoup aidé dans ce sens. On est plus serein quand on sait qu’on n’est plus concerné par le chômage.

N°8 : Le dispositif d’insertion : Christophe Pambet – Colas Île-de-France Normandie (mars 2018)

espace
CHRISTOPHE PAMBET est le directeur du projet Tram 4, chez Colas Île-de- France Normandie, qui est en charge de la construction des infrastructures et des voies ferrées du tramway.

Comment s’est mis en place le dispositif ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Les métiers des Travaux Publics ne sont pas toujours bien connus et la reprise significative de l’activité liée aux projets du Grand Paris conduit à ce que nous ayons  du mal à recruter sur ce secteur. Il s’agit de métiers valorisants mais parfois difficiles puisque nous travaillons  en extérieur. Par contre beaucoup d’améliorations ont été apportées en faveur de  l’ergonomie et des conditions de travail.

Les clauses d’insertion sociale permettent de faire connaître ces métiers. Parmi ceux-là, certains nécessitent peu de qualifications. C’est ainsi que des personnes éloignées de l’emploi et issues du tissu économique local peuvent découvrir et acquérir des compétences. Ces clauses permettent donc de transformer une difficulté en opportunité.

Par ailleurs, l’application de ces clauses ne sont pas exemptes de complications à l’instar de la difficulté que peuvent avoir certains bénéficiaires à accepter des règles simples, inhérentes au monde du travail comme la ponctualité, l’autorité du responsable hiérarchique ainsi que des règles de sécurité essentielles qui imposent le port de tenue de travail de haute visibilité.

Quels ont été les critères de sélection des candidats ?

Notre service de Ressources Humaines s’est mis en contact avec Katia Salvado, chez DEFI, qui s’est chargée de procéder à une première sélection des candidats, en collaboration avec le GEIQ et Pôle Emploi. Nous avons ensuite conduit les entretiens avec une dizaine de candidats, en nous basant sur leur motivation, leur parcours, leur projet professionnel. Cinq d’entre eux ont été retenus pour suivre une POEC (Préparation Opérationnelle à l’Embauche Collective) et ont intégré nos équipes en contrat de professionnalisation d’un an, jusqu’en mars 2018. Un sixième candidat, qui avait effectué plusieurs missions d’intérim chez nous, est également entré en contrat de professionnalisation, dans l’entreprise. L’objectif demeure de recruter plusieurs personnes en CDI à l’issue de cette formation qualifiante.

 Quels sont les bénéfices que vous retirez de cette démarche ?

En appliquant les clauses d’insertion sociale, nous ne remplissons pas qu’une obligation contractuelle. Le Groupe Colas s’engage depuis longtemps dans une politique de diversité et d’intégration sociale qui a fait ses preuves. Nous pensons qu’il serait dommage de ne pas faire profiter les gens sans activité des différentes opportunités générées par les nombreux chantiers en cours sur l’ensemble du territoire francilien.

Nous sommes pleinement satisfaits de l’application de ces clauses sociales sur nos chantiers. Cela fait aussi partie de notre mission d’employeur d’accompagner les gens en manque de repères, de les aider à s’intégrer dans la société et de les faire participer à la vie économique du pays.

Il nous semble également important de développer auprès de ces personnes, le sentiment d’appartenance à une équipe, à un groupe, et de les associer à l’avancée de notre chantier.

Le bilan est positif puisque nous avons déjà recruté des personnes en insertion, sur d’autres  chantiers et le nombre d’agences qui constitue notre implantation permet à ces candidats à l’insertion de trouver des emplois à proximité de leurs lieux de vie.

Nous prévoyons également des embauches sur le chantier Tram 4, à l’issue du contrat de professionnalisation. Il nous semble important de développer le sentiment d’appartenance à une équipe, à un groupe, et de faire avancer nos chantiers ensemble.

N°7 : Le dispositif d’insertion : Sabine Deyme – Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification 

 

SABINE DEYME est responsable emploi – formation au GEIQ (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification). Elle conçoit et met en place des plans de formation en fonction des besoins exprimés par les entreprises ; elle agit en interface avec les acteurs de la formation et les candidats

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un GEIQ ?

Il s’agit d’un groupement d’employeurs pour l’insertion, l’emploi et la qualification. Notre groupement a été créé en 2006 par des entreprises du BTP en vue de proposer à des personnes en insertion des formations et des emplois dans le BTP dans toute l’Île-de-France. Colas Île-de-France Normandie est adhérent de notre groupement depuis 4 ans, et c’est dans ce cadre que nous avons piloté la formation des ouvriers VRD (Voiries et Réseaux Divers) sur le chantier du Tram 4. Le contenu de la formation qui leur est dédiée est très concret et pratique, afin que les personnes soient opérationnelles à la fin du cursus qui dure 12 mois. En mars 2018, les bénéficiaires de la clause d’insertion sociale passeront leur titre professionnel d’Ouvrier VRD. Compte-tenu des capacités et de la motivation des candidats, nous estimons pouvoir atteindre 100 % de réussite à l’examen.

 

Quel est votre rôle dans l’application des clauses d’insertion sociale sur le Tram 4 ?

Notre rôle est de créer des formations adaptées aux besoins des chantiers et de pratiquer un suivi pour s’assurer que les ouvriers évoluent bien sur leur poste, qu’ils ne rencontrent pas de difficultés particulières. Nous sommes aussi là pour les accompagner sur des problématiques sociales, des difficultés liées au logement, à la justice, à leurs démarches administratives (sécurité sociale, mutuelle), et à toute autre urgence qui constituerait un obstacle à leur vie professionnelle.

Sur ce groupe, nous comptabilisons trois dossiers de logement en cours et plusieurs demandes d’hébergement. Ainsi, certains d’entre eux vont pouvoir bénéficier d’offres de logement en fin de formation dans le cadre d’un partenariat avec Action Logement.

Nous pouvons également être confrontés à des difficultés linguistiques. Ce fut le cas notamment d’un candidat qui a pu bénéficier de 220 heures de français pour apprendre à lire et à écrire, et qui a donc démarré son contrat deux mois après les autres. L’entreprise Colas a souhaité donner cette chance à ce salarié qui avait déjà réalisé des missions en intérim dans l’entreprise, et qui est en bonne voie pour intégrer définitivement les équipes.

Concernant la formation, nous nous assurons que les ouvriers acquièrent toutes les techniques nécessaires sur le chantier, à savoir la bordure, le pavage, la lecture de plan, etc. Il s’agit d’une formation très complète qui nécessite un investissement total des membres du groupe.

Quelles sont vos conclusions sur l’application du dispositif au chantier du Tram 4 ?

L’application de ces clauses est forcément très bénéfique, même si la difficulté de l’exercice réside dans la sélection des candidats. Il me semble que la réussite du dispositif sur le Tram 4 tient à la forte implication de tous les acteurs dans le processus de sélection et dans le suivi des candidats. En effet, tout un travail d’anticipation a été effectué pour déterminer les profils de poste et les besoins des entreprises concernées par les clauses. Tous les acteurs locaux se sont mobilisés, le facilitateur DEFI, le Pôle Emploi, l’entreprise Colas, la Mission locale de Clichy-Montfermeil, le GEIQ ainsi que d’autres structures municipales d’insertion. Tout a été mis en œuvre pour trouver les bons candidats et les aider à retrouver un emploi pérenne tout en répondant aux exigences des employeurs. Les bons résultats que nous constatons lors de notre suivi nous laissent penser que nous avons mené à bien notre mission.

 

 

N°6 : Le dispositif d’insertion : Katia Salvado – Direction Emploi Formation Insertion (mars 2018)

En tant que facilitatrice des clauses d’insertion sociale et professionnelle chez DEFI (Direction Emploi Formation Insertion), KATIA SALVADO est chargée de mettre en relation les entreprises prestataires et les candidats tout en veillant à la bonne mise en application de la clause d’insertion sur tous les marchés concernés.

Qu’est-ce que DEFI ? Quel est votre rôle dans l’application de la clause d’insertion sociale ?

DEFI est la Direction de l’Emploi, de la Formation et de l’Insertion de Grand Paris Grand Est. La structure a été créée par l’ancienne communauté d’agglomération Clichy-sous-Bois/Montfermeil qui rencontrait beaucoup de problématiques d’insertion socio-professionnelle sur son territoire. Notre rôle est de prendre en charge toutes les personnes ayant des difficultés liées à l’accès ou au retour à l’emploi.

La clause d’insertion sociale s’inscrit dans notre mission d’accompagnement, c’est pourquoi nous avons ouvert un guichet unique pour accueillir le public qui rentre dans le cadre de ce dispositif.

En tant que « facilitateur », nous sommes chargés de veiller à la bonne application de la clause d’insertion dans les marchés publics. Nous travaillons d’une part avec les maîtres d’ouvrage pour rédiger la clause dans les marchés et d’autre part avec les entreprises attributaires pour construire un plan d’action de recrutement. Enfin, nous veillons également à la sélection des candidats et à leur suivi tout au long du parcours de formation. C’est précisément dans ce cadre que nous sommes intervenus sur le chantier du Tram 4.

Comment s’est déroulée la sélection des candidats ?

Sur le Tram 4, la première étape a consisté à recruter des ouvriers VRD (Voiries et Réseaux Divers) pour Colas Île-de-France Normandie. Un premier candidat, présenté par DEFI, a été recruté par le biais d’une Entreprise de Travail Temporaire d’Insertion (ETTI). Il avait déjà effectué plusieurs missions d’intérim pour Colas, qui se sont avérées très concluantes et qui lui ont permis de rejoindre le dispositif.

Par ailleurs, la direction des ressources humaines de Colas a souhaité recruter un groupe de personnes dans le cadre d’un contrat de professionnalisation d’un an. La démarche de Colas est proactive car l’entreprise est consciente de la nécessité de former et de fidéliser les personnes sur ce genre de métiers.

Afin de sélectionner des candidats, nous avons travaillé avec des structures de proximité (clubs de prévention, équipe de tranquillité publique, Mission Locale de la Dhuys …), qui nous ont orientés vers des publics potentiellement concernés par notre démarche. Nous avons reçu une vingtaine de candidats à qui nous avons expliqué en quoi consistaient les missions d’un ouvrier VRD. Puis, nous avons  animé durant trois jours un atelier « Préparation de soi à l’entretien d’embauche » qui a connu un grand succès auprès des candidats. Cet entretien s’est terminé par des simulations d’entretiens avec un chef d’entreprise du  Club FACE.

Suite à l’entretien mené par Colas, 13 candidats ont été retenus pour participer à la « Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective » (POEC). Cette préformation, qui dure un mois, permet aux participants d’acquérir des notions du comportement en entreprise. À l’issue de cette POEC, 5 personnes ont été recrutées par Colas en contrat de professionnalisation pour travailler sur le chantier du Tram 4. 5 autres candidats ont trouvé un emploi stable à la suite de cette préformation dont 1 avec Colas, toujours en contrat de professionnalisation, sur le chantier de la future ligne 16 et 4 autres avec d’autres entreprises sur des métiers du BTP.

Cette POEC proposée par Colas et le GEIQ a donc permis de faire travailler de manière stable 10 demandeurs d’emplois.

En parallèle, un agent d’information du Tram 4, Yves N’Dade, a été recruté en CDI par l’agence de communication stratéact’. Originaire de Centrafrique, M. N’Dade avait un bon niveau académique, mais il rencontrait des difficultés à faire valoir son expérience sur le marché de l’emploi. Après trois mois de formation dispensée par le Groupement d’employeurs associatif Clef Job et stratéact, il a été embauché en CDI et a bénéficié du financement de son permis de conduire.

Enfin, le Groupement d’entreprises Emulithe / Eurovia / Jean Lefèbvre, chargé du marché de travaux préparatoires du Tram 4 a recruté un ouvrier en contrat de professionnalisation. Il s’agit d’une personne ayant  eu un parcours de vie chaotique ainsi que quelques ennuis judiciaires et qui rencontrait des difficultés évidentes de retour à l’emploi.

Comment veillez-vous au bon déroulement de l’insertion des candidats sur leurs postes de travail ?

Avant toute chose, il faut noter que nous avons reçu en amont tous les candidats individuellement afin de lever les freins sociaux et financiers qu’ils pouvaient rencontrer. Pendant la POEC, nous avons appris par les formateurs que certains candidats n’avaient pas les moyens de se restaurer ni même de payer leurs titres de transports pour se rendre sur leur lieu de formation. Nous avons dû trouver des solutions en urgence en leur fournissant par exemple des chèques mobilité (aide mensuelle aux transports).

Nous offrons également un accompagnement renforcé aux candidats durant toute la durée de leur contrat de professionnalisation. Si le moindre problème apparaît, en formation ou sur le chantier, les bénéficiaires peuvent nous contacter pour trouver des solutions. Nous faisons des réunions avec le GEIQ, Colas et les ouvriers pour faire le point régulièrement. Un suivi individuel est également en cours afin d’accompagner chacun sur des problématiques qui lui sont propres.

Plus globalement, nous sommes très satisfaits de la mise en place de la clause d’insertion sur le chantier du Tram 4 et de l’implication des entreprises prestataires qui ont toutes dépassé l’obligation fixée par Île-de-France Mobilités d’allouer la réalisation de 3% du volume d’heures total de travail à des personnes éloignées de l’emploi. Cette démarche partenariale qualitative valorise la clause et transforme une contrainte en opportunité.

La réflexion est en cours pour envisager avec COLAS RAIL la mise en place de nouveaux contrats de professionnalisation (ou autres contrats de formation) pour les demandeurs d’emploi habitant les 4 villes que traversera le Tram 4.

L’objectif est de constituer un vivier de candidats formées aux métiers spécifiques liés à l’installation des rails de tramways.

N°5 : Près du chantier, soyez prudents (juin 2017)

Interview de Sylvain Cosse, préventeur, Colas Île-de-France Normandie

Quels conseils donneriez-vous aux usagers, piétons, cyclistes ou automobilistes, qui croisent les chantiers du Tram 4 entre Les Pavillons-sous-Bois et Montfermeil ?
Lorsque l’on est motorisé, il est indispensable de ralentir à l’approche d’un chantier. Si l’on est à pied, il est important d’utiliser les cheminements mis en place. Plus généralement, près d’un chantier, il faut être très attentif à ce qui nous entoure.

Les emprises de chantier changent souvent. Comment votre équipe s’organise-t-elle pour adapter la signalisation routière et piétonne au fur et à mesure ?

Nous étudions de près toute la zone où nous projetons d’ouvrir un chantier afin de repérer les points sensibles tels que écoles, marchés, lieux de culte, traversées piétonnes et carrefours… Nous travaillons aussi en étroite collaboration
avec les services techniques des villes et les opérateurs de
transports en commun afin de définir les déviations les plus
adaptées, si nécessaire. À partir de là, nous prévoyons la mise en place d’une
signalisation et d’un balisage appropriés à tous les usagers
de la voirie y compris les piétons.
Les chantiers ne sont pas des terrains de jeu et comportent un certain nombre de dangers. Comment vos équipes sont-elles préparées pour les éviter ?
Afin d’éviter les accidents, chaque travailleur est informé par un livret d’accueil des consignes de sécurité à respecter. Et pour entrer sur le chantier, chacun doit porter au minimum un casque, un gilet et des chaussures de sécurité. Ensuite, les chefs de chantier revoient chaque début de semaine avec leurs équipes, les risques potentiels et les moyens de les prévenir. C’est grâce à cette sensibilisation permanente que les incidents sont minimisés.

N°4 : le rôle des agents d’information (mai 2017)

Interview de Gabriel Cohen, agent d’information du Tram 4

Photo_Gabriel_2En tant qu’agent d’information du Tram 4, quelle est votre mission ?

Je fais le lien entre les habitants, les municipalités et le STIF. Je suis là pour répondre aux questions des riverains et les tenir informés de l’avancée des travaux. Si un riverain a une question précise, qui peut concerner le stationnement, la fermeture d’une rue, etc, il peut m’appeler et je fais mon maximum pour l’aider.

Je suis en contact régulier avec les chefs de chantier, cela permet d’avoir des informations à jour quant à l’avancée des travaux, à leur nature et au planning. Nous faisons plusieurs fois par semaine la tournée des chantiers sur l’ensemble du parcours, nous nous assurons que les piétons sont en sécurité sur l’ensemble des cheminements, que le balisage est en place et conforme.

En plus d’aller à la rencontre des riverains, pour les informer de l’avancée des travaux, l’un des rôles d’un agent d’information est de dialoguer avec les nombreux acteurs du territoire. Plusieurs projets sont en cours sur les quatre villes traversées par la future branche : le Grand Paris Express avec le métro 16 à Clichy – Montfermeil, le TZEN3 aux Pavillons-sous-Bois et à Livry-Gargan, le projet de rénovation (ORCOD-IN) du Bas-Clichy… Il est parfois difficiles pour les habitants de faire la distinction entre tous ces travaux. Nous devons donc nous tenir informés sur ces différents projets pour pouvoir répondre au mieux aux questions des habitants et leur transmettre l’information.

Comment travaillez-vous en collaboration avec ces acteurs ?

Nous rencontrons régulièrement les acteurs du territoire, notamment le personnel municipal des quatre villes, les agents d’information du Grand Paris Express, les Ateliers Médicis, la MOUS, afin de nous faire connaître auprès d’eux.

Nous dialoguons régulièrement avec eux pour nous tenir au courant de la vie du quartier et de leurs activités. Nous nous tenons aussi à leur disposition s’ils ont besoin d’informations, que ce soit pour eux-mêmes ou leur public.

Nous allons au-devant des habitants en les rencontrant sur le terrain : intervention dans les écoles, permanences dans des équipements de proximité, visites de chantier, déambulation avec des opérateurs urbains, quinzaine de la sécurité routière, rendez-vous clients SNCF, etc. C’est l’occasion de créer et renforcer les liens avec eux.

Notre but est d’être clairement identifié à la fois par les acteurs de terrain et par les habitants. Le projet du Tram 4 est un projet d’une grande ampleur, nous devons donc les accompagner dans les changements en cours.

 

N°3 : les travaux (décembre 2016)

espace
Interview d’Estelle BOURBON, chargée de Projet du Tram 4 STIF 

08.Estelle BourbonLes travaux de génie civil ont débuté à Clichy-sous-Bois. Le STIF est maître d’ouvrage. Pouvez-vous nous expliquer quel est le rôle du STIF dans le pilotage de cette nouvelle phase du projet ?

Pour les travaux de génie civil ainsi que tous les aménagements de façade à façade, le STIF devient le pilote de toutes les entreprises qui interviendront sur ce chantier, quel que soit leur domaine de compétences (construction de locaux techniques et des stations, aménagement d’espaces verts, voirie, système de transport, mobilier…). Il peut ainsi définir les règles de fonctionnement qui garantiront le respect du cadre de vie des habitants afin de minimiser les gênes occasionnées
par le chantier. Enfin, il veille également à la qualité des réalisations, dans le cadre budgétaire défini.

Dans cette nouvelle phase, comment poursuivez-vous le dialogue avec les élus et leurs services ainsi qu’avec les riverains ?

Le démarrage des travaux du tramway est une étape charnière entre la conception et la réalisation. À cet effet, l’équipe projet du Tram 4 entretient de nombreux échanges avec les élus pour définir les derniers ajustements des plans d’aménagement. C’est aussi pour le STIF, l’occasion de renforcer le dispositif d’information sur les travaux pour être au plus proche des riverains.

n°2 : le dispositif de proximité (octobre 2016)

espace
Interview de Jérôme Guillard, chargé de projet Tram 4 STIF 

JérômeEn tant que maître d’ouvrage, pourquoi avoir souhaité mettre en place un dispositif de proximité sur le terrain ?

Nous avons souhaité proposer au grand public un interlocuteur dédié qui puisse être disponible quotidiennement sur le terrain pour répondre à leurs questions. En plus des supports d’information envoyés régulièrement aux habitants, il nous est apparu essentiel que quelqu’un soit physiquement présent sur le territoire pendant la durée des travaux. C’est pour cette raison que nous avons recruté Yves-Christian Ndade en tant qu’agent d’information.

Par ce recrutement nous avons souhaité mettre en œuvre une action d’insertion sociale qui vise à favoriser l’accès ou le retour à l’emploi de personnes rencontrant des difficultés sociales et/ou professionnelles particulières. Résident de Clichy-sous-Bois, Yves-Christian Ndade était en recherche d’emploi depuis plusieurs mois. Après avoir suivi une formation complète pendant trois mois, ce poste d’agent d’information lui permettra, à terme, d’obtenir un titre professionnel d’agent de médiation.

espace

Interview d’Yves Ndade, agent d’information

YvesQuelles sont vos missions au quotidien ?

Depuis le 22 février 2016, ma mission principale est d’aller à la rencontre des riverains, lors de tournées sur les chantiers ou de permanences en mairies, afin de les renseigner ou d’entendre leurs observations sur le projet et les travaux.

Du lundi au vendredi, je me déplace d’une ville à l’autre (Les Pavillons-sous-Bois, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois et Montfermeil) et me tiens à la disposition du public pour répondre à toutes leurs questions ou remarques. Il est également possible de me contacter par téléphone.

Toutes les semaines, je tiens une permanence dans les mairies de chacune des villes concernées par le projet :
Montfermeil, le lundi, de 14h à 16h ;
Livry-Gargan, le mardi, de 14h à 16h ;
Les Pavillons-sous-Bois, le mercredi, de 9h30 à 11h30 ;
Clichy-sous-Bois, le mercredi, de 14h à 16h.

Enfin, le vendredi (de 10h à 12h30 et de 13h30 à 16h), j’accueille le public au local T4 Infos, situé 2 allée Romain Rolland à Clichy-sous-Bois.

n°1 : les aménagements paysagers (décembre 2015)

espace
Interview de l’architecte du projet et du directeur de la maîtrise d’oeuvre

Comment la dimension paysagère a-t-elle été intégrée aux contraintes générales du projet ?

L’insertion d’un tramway dans des villes denses doit prendre en compte de nombreuses contraintes techniques nécessaires au bon fonctionnement du système de transport. Mais nous sommes aussi très attentifs à la dimension paysagère du projet. Ainsi, plusieurs espaces publics réaménagés ont été conçus comme de nouveaux espaces verts. L’emplacement du mobilier urbain ou les déviations de réseaux souterrains sont également définis en fonction du projet d’aménagement paysager.
Notre rôle est donc de veiller en permanence à ce que chacun intègre pleinement le projet paysager dans ses interventions.

Quels ont été vos objectifs et partis-pris lors de la définition du projet en termes de paysage ?

L’enjeu de notre travail est avant tout de créer une trame végétale qui s’insère dans un espace urbain dense pour former un ensemble cohérent. Ce projet s’installe dans la continuité de la forêt de Bondy. Nous avons donc sélectionné des essences d’arbres variées. Elles offriront une diversité de couleurs rappelant la forêt, où elles sont déjà présentes. La plateforme engazonnée sur laquelle circulera le tramway va renforcer cet effet de ruban vert descendant des bois vers la ville d’autant que le dénivelé est assez prononcé entre Les Pavillons-sous-Bois et Montfermeil.

Quels sont les points forts du projet d’aménagement paysager ?

Nous avons voulu proposer des espaces publics plus accueillants et plus apaisés. Là où il est actuellement difficile de circuler, nous créerons de petits espaces verts avec des bancs ou bien des cheminements plus accessibles et plus agréables pour les piétons. C’est notamment le cas au carrefour des Libertés ou encore sur la place Notre-Dame-des-Anges. En outre, aux Pavillons-sous-Bois et à Livry-Gargan, notre projet a la particularité de rappeler l’ambiance forestière de la forêt de Bondy.

photomaud leforestier
Maud Leforestier,  architecte (Richez Associés)
Photo Cordonnier Ghislain
Ghislain Cordonnier, directeur de la maîtrise d’oeuvre du Tram 4 (Egis Rail)

 

xxx

 

XXX

ANRU

L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine est un Etablissement public industriel et commercial (Epic) créé par la loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003. L’ANRU a pour mission de contribuer, dans un objectif de mixité sociale et de développement durable, à la réalisation du programme national de rénovation urbaine (PNRU) dans tous les quartiers classés en zone urbaine sensible. En savoir plus : http://www.anru.fr/

Accéder au Glossaire

Atelier-garage

Un atelier-garage a pour fonctions principales le nettoyage - intérieur et extérieur - des rames, la maintenance préventive et corrective, ainsi que le garage des rames en fin de service.

Accéder au Glossaire

concertation

La concertation est un temps d’information et d’échanges avec le public en vue d’une décision sur un projet.

Accéder au Glossaire

Contrat de projets État-Région (CPER)

Un contrat de plan État-région est un document contractuel, d’une durée de sept ans, par lequel l'État et une région s'engagent sur la programmation et le financement pluriannuels de projets importants tels que la création d'infrastructures ou le soutien à des filières d'avenir. D'autres collectivités (départements, communautés urbaines...) peuvent s'associer à un CPER à condition de contribuer au financement des projets qui les concernent. En Île-de-France, le CPER 2015-2020 a été signé le 16 février 2015. Ce 6e contrat de plan prévoit 7,3 milliards d’euros d’investissements publics d’ici 2020 : 4,420 Mds € côté Région et 2,894 Mds € côté État. Il s’articule autour de quatre volets : - Volet mobilité multimodale, - Volet enseignement supérieur et recherche, innovation, numérique et emploi, - Volet transition écologique et énergétique, - Volet territorial.

Accéder au Glossaire

DOCP

Le Dossier d’Objectifs et de Caractéristiques Principales est le support du STIF pour présenter ses projets au stade des toutes premières études (études préalables). Il est élaboré sur la base des études d’opportunité et de faisabilité et approuvé par le Conseil du STIF. Sur la base de ces études, une consultation du public est organisée (concertation préalable) afin de les informer sur le projet et de recueillir ses avis et suggestions.

Accéder au Glossaire

Enquête publique

L’enquête publique est la dernière phase de consultation réglementaire du public avant la mise en œuvre du projet. Elle a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l’élaboration des décisions susceptibles d’affecter l’environnement. Les observations et propositions recueillies au cours de l’enquête sont prises en considération par le maître d’ouvrage et par l’autorité compétente pour prendre la décision.

Accéder au Glossaire

Etudes complémentaires

Les études complémentaires précisent davantage le(s) tracé(s) soumis à la concertation.

Accéder au Glossaire

Garant

Le garant est une personnalité indépendante nommée par la Commission nationale du débat public (CNDP), dont le rôle est d’apporter toutes les garanties de sincérité et de transparence dans l’information qui est mise à la disposition du public, tant dans les documents que lors des débats dans chaque commune. En revanche, il ne se prononce pas sur le fond du projet et n’est pas non plus l’organisateur de la concertation.

Accéder au Glossaire

Maillage

Le terme « maillage » est généralement utilisé pour désigner l’ensemble des connexions entre les lignes de transports collectifs de manière à constituer un réseau organisé et connecté: métro, tramway, bus....

Accéder au Glossaire

Maître d’ouvrage

Le maître d’ouvrage est le responsable principal d’un projet. Il doit s’assurer de la faisabilité et de la pertinence du projet. II détermine sa localisation et définit ses différentes étapes de réalisation. Il établit le budget global et assure le suivi des coûts et des délais. Le maître d’ouvrage programme également le processus de réalisation et sélectionne les maîtres d’œuvre et les entrepreneurs qui les exécuteront.

Accéder au Glossaire

Modes actifs

Les modes actifs désignent des modes de transport non motorisés comme la marche, mais pouvant être mécanisés comme le vélo, les rollers, la planche à roulettes, etc. Outre leurs bénéfices pour la santé, ces modes dépourvus de motorisation ne consomment aucune énergie fossile et ne dégagent aucun polluant atmosphérique et aucun gaz à effet de serre. L’expression « modes actifs » remplace peu à peu celle de "modes doux" et permet d’appréhender de manière plus positive ce type de déplacements.

Accéder au Glossaire

Requalification urbaine

À l’occasion de grands projets tels que la construction d’un tramway, les espaces publics extérieurs et/ ou les bâtiments situés sur la zone de travaux sont réorganisés et améliorés. L’objectif d’une requalification est d’embellir le quartier concerné par le projet et le rendre plus agréable à vivre pour tous. Cette opération peut aussi se réaliser dans le cadre d’un projet de renouvellement urbain. Les actions de requalification urbaine impliquent différents acteurs locaux pour la création d'une voie, le déplacement d'un équipement, la démolition d'un bâtiment, etc.

Accéder au Glossaire

Schéma de principe

Le schéma de principe désigne les études menées à la suite de la concertation préalable ou du débat public sur un projet, et servant de support au dossier d’enquête d’utilité publique. Le dossier de schéma de principe définit précisément la consistance d’une opération d’aménagement, analyse ses effets tant pour la collectivité que pour l’entreprise exploitante, et doit justifier le choix du mode de transport collectif à retenir. Il précise également le coût et le calendrier du projet. Après approbation par le Conseil du STIF et enquête d’utilité publique, le schéma de principe permet au préfet concerné de qualifier le projet de « projet d’intérêt général », garantissant sa prise en compte dans les documents d’urbanisme.

Accéder au Glossaire

SNCF mobilités

Issu de la réforme ferroviaire du 4 août 2014, SNCF Mobilités assure l’ensemble des activités d’exploitation des services de transport ferroviaire. SNCF Mobilités est notamment en charge de Transilien, nom du réseau desservant principalement les gares d’Île-de-France. Avec plus de 6 000 trains quotidiens desservant 381 gares et transportant 2,9 millions de voyageurs par jour, Transilien assure les deux tiers des voyages SNCF en faisant rouler 40% des trains sur 10% du réseau ferré national.

Accéder au Glossaire

STIF

Le STIF imagine, organise et finance les transports publics pour tous les Franciliens. Le STIF, composé de la Région Île-de-France, de la Ville de Paris et des sept autres départements franciliens, porte la vision de l’ensemble des transports d’Île-de-France (train, train-rer, métro, tram, Tzen et bus). Ainsi, il décide et pilote les projets de développement et de modernisation de tous les transports, dont il confie l’exploitation à des transporteurs.

Accéder au Glossaire

Taux de motorisation

Le taux de motorisation est le nombre moyen de véhicule(s) possédé par ménage. En 2010, le taux de motorisation moyen en Ile-de-France était de 0,99, avec de fortes disparités entre Paris et la 1ere et la 2e couronne. Des dynamiques différentes sont en effet constatées en fonction de la zone de résidence sur la dernière décennie : baisse du taux de motorisation assez prononcée à Paris, niveau constant en petite couronne et augmentation mesurée en grande couronne. Plus d'informations sur le site de l'Omnil : http://www.omnil.fr/IMG/pdf/egt2010_voiture_bd-2.pdf

Accéder au Glossaire

Transport en commun en site propre

Un Transport en Commun en Site Propre est un mode de transport bénéficiant d’une voie de circulation qui lui est réservée. Le TCSP peut être plus largement défini par un système incluant un matériel roulant performant, disposant de la priorité aux carrefours, un bon niveau de service (fréquence, amplitude horaire, capacité…), une plateforme protégée de la circulation. On distingue le transport en site propre intégral (métro), du site propre partiel (tramway et autobus), qui est en majeure partie implanté hors des emprises de la chaussée, mais qui rencontre aux carrefours et intersections la voie publique ouverte aux autres modes de transport.

Accéder au Glossaire

Tram-train

Le tram-train est un véhicule capable de circuler en ville comme un tramway, mais également sur les voies du réseau ferré national comme un train régional.

Accéder au Glossaire

Agenda 21

L'Agenda 21 est un programme d'actions locales pour le 21e siècle orienté vers le développement durable : la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, la production de biens et de services durables, la protection de l'environnement. Les collectivités locales peuvent adopter au niveau local un Agenda 21. Il formule notamment des recommandations en matière de développement social, économique, environnemental.

Accéder au Glossaire

Branche d’une ligne de transport collectif

La branche d'une ligne de transport collectif est un axe qui relie le tronc commun d’une ligne à l’un de ses multiples terminus.

Accéder au Glossaire

CNDP

Commission nationale du débat public. La CNDP est chargée de veiller au respect de la participation du public dans le cadre des différentes étapes de dialogue et de conseiller, à leur demande, les autorités compétentes et tout maître d'ouvrage sur toute question relative à la concertation. Elle intervient en particulier lorsque le projet d’aménagement ou d’équipement proposé est d’intérêt national, présente de forts enjeux socio-économiques ou encore si il a des impacts significatifs sur l’environnement ou l’aménagement du territoire.

Accéder au Glossaire

Commissaire enquêteur

Le commissaire enquêteur est une personne choisie pour ses compétences ou qualifications particulières dans le domaine technique de l’opération soumise à enquête ou en matière d’environnement. Il est désigné par le Président du Tribunal administratif qui s’assure auparavant qu’il présente toutes les garanties d’impartialité et d’indépendance par rapport à l’enquête qui lui est confiée. Le commissaire enquêteur est garant du bon déroulement de l’enquête publique : donner accès au public à une information complète sur le projet ; lui permettre de présenter ses observations sur le projet. À l’issue de l’enquête publique, le commissaire enquêteur rédige un rapport dans lequel il décrit le déroulement de l'enquête, il analyse les observations reçues et fait part de ses conclusions. Il émet, selon le cas, un avis favorable, favorable avec conditions ou défavorable.

Accéder au Glossaire

Concertation préalable

La concertation préalable est un temps d’information et d’échanges avec le public en vue de présenter l’opportunité et les caractéristiques principales du projet. Elle a pour objectif de recueillir les remarques et avis de tous les acteurs du territoire sur les grands principes et les objectifs du projet. La concertation doit permettre de répondre aux interrogations des habitants liées aux changements engendrés par le projet et d’enrichir le projet en intégrant au mieux les besoins et les attentes des parties prenantes du projet pour construire une (des) solution(s) partagée(s).

Accéder au Glossaire

Convention Particulière Transport

Signée le 26 septembre 2011 par la Région et l’État, elle apporte un financement à hauteur de 2,8 milliards d’euros (60 % étant apportés par la Région et 40 % par l’État) pour accélérer le développement de projets de transports en commun déjà prévus par le Contrat de projets 2007-2013 et le Plan Espoir Banlieues, mais aussi lancer un programme d’opérations complémentaires.

Accéder au Glossaire

Déclaration de projet

La déclaration de projet est rédigée à l’issue de l’enquête publique, par laquelle la personne publique responsable du projet se prononce sur l'intérêt général de l'opération projetée. Elle prend en considération l'étude d'impact, l'avis de l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement et le résultat de la consultation du public. Elle précise notamment les engagements du maître d’ouvrage pour respecter les recommandations de la commission d’enquête.

Accéder au Glossaire

Grand Paris Express

Le projet Grand Paris Express consiste à réaliser un «métro automatique régional» en rocade autour de Paris. Le Tram 4 sera en correspondance avec les Métros 15 (à Bondy) et 16 (à Clichy-Montfermeil). En savoir plus : http://www.societedugrandparis.fr/projet#la-carte-du-projet

Accéder au Glossaire

Lignes de transport structurantes

Certaines lignes sont ainsi qualifiées lorsqu’elles remplissent un rôle majeur dans la desserte d’un ou plusieurs secteurs, en termes de déplacements, économiques et sociaux.

Accéder au Glossaire

Maître d’œuvre

La maîtrise d’œuvre désigne la personne ou l’entité chargée, par le maître d’ouvrage, de la conception et du suivi des travaux. Les maîtres d'œuvre conçoivent les plans, organisent, supervisent et coordonnent les différents spécialistes qui travaillent avec eux sur le projet. Ils proposent une solution technique et esthétique respectant le budget global et les délais indiqués par le maître d’ouvrage.

Accéder au Glossaire

Métro automatique

Un métro automatique est un métro sans conducteur, piloté depuis le Poste de Commandement Centralisé (PCC). Chaque rame est surveillée en permanence depuis le PCC. Ce type de métro permet d’augmenter la fréquence des métros. Il est déjà utilisé plusieurs lignes du métro parisien avec succès. Les Métros 15 et 16 du Grand Paris Express seront automatiques.

Accéder au Glossaire

Plan de Déplacements Urbains de l’Île-de-France

Le Plan de déplacements urbains d’Ile-de-France, élaboré par le STIF en 2011, est un document de planification et de programmation qui définit les objectifs à atteindre et les actions à entreprendre pour organiser de façon durable les déplacements des Franciliens. Les mesures envisagées doivent permettre d’organiser le transport des personnes et des marchandises (transports collectifs, deux-roues, taxis, automobiles, camions, trains…), ainsi que les politiques de stationnement ou encore d’exploitation routière. En outre, ce plan intègre également des questions d’aménagement, indissociables des problématiques de transport. Le PDUIF doit être compatible avec le Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), dont il permet de décliner de manière opérationnelle le volet transport.

Accéder au Glossaire

Poste de Commande Centralisé

Le poste de commande centralisé est un lieu unique de contrôle mis en place pour favoriser de manière optimale la sécurité des voyageurs et la fluidité du trafic d’une ligne. Des écrans de contrôle permettent au personnel de suivre le trajet des rames, de savoir ce qui se passe sur le réseau et d'intervenir immédiatement si cela est nécessaire.

Accéder au Glossaire

Restructuration du réseau de bus

L’arrivée d’un nouveau mode de transport implique le plus souvent de revoir l’organisation du réseau de bus. L’objectif est d’offrir aux usagers les meilleures correspondances et une desserte optimisée pour l’ensemble de leurs trajets, en bus ou en tramway. Cette réorganisation est étudiée pendant plusieurs années en amont de la mise en service du projet de transport, en concertation avec les acteurs locaux.

Accéder au Glossaire

Site de maintenance et de remisage

Un site de maintenance et de remisage est un site accueillant les infrastructures nécessaires aux fonctions d’exploitation (poste de contrôle, bureaux, salles de réunion, locaux du personnel…), de remisage (stationnement des rames) et de maintenance (hall de réparation et d’entretien, station-service et station de lavage) des tramways.

Accéder au Glossaire

Travaux concessionnaires

Les travaux concessionnaires concernent les déviations de réseaux souterrains (eau, assainissement, télécommunications,…), menés préalablement aux travaux du tramway pour dégager le sous-sol de la plateforme. Ils sont réalisés par les gestionnaires des réseaux.

Accéder au Glossaire

Travaux d’infrastructure

Les travaux d'infrastructure concernent directement la construction du tramway (plateforme, aménagements de voirie, stations,…). Ils font suite aux travaux concessionnaires et sont pilotés par le(s) maître(s) d'ouvrage du projet.

Accéder au Glossaire

Travaux par phase

Le phasage des travaux permet de réaliser un projet en plusieurs étapes en fonction de certaines contraintes (techniques ou financières), tout en minimisant l’impact des travaux sur l’environnement extérieur.

Accéder au Glossaire

Retour haut de page
Tramway T4

Tramway T4